Le roi qui croyait à la solitude

Quatrième de couverture : – Il ne faut pas que cette histoire se répande, dit la Sorcière Solitude. – Ceci n’est qu’un conte, la rassura sa soeur Imposture, un petit conte de rien du tout. Nous avons les moyens de le rendre insignifiant, de l’étouffer dans l’oeuf, de le ridiculiser. C’est un combat dérisoire, gagné d’avance. – N’empêche que même un conte peut nous faire du tort. De plus en plus de prisonniers secouent leurs chaînes, se rassemblent, se mettent à parler entre eux. Il y a de nombreux exemples où des chansons, des mythes locaux ou des légendes populaires se sont mis en travers de notre route. – Nous les avons toujours muselés, mis à l’index, lapidés, déclarés pathologiques ou impies, nous avons toujours vaincu. – Pour l’instant, ô ma soeur, pour l’instant…
Ce livre Le roi qui croyait à la solitude – Un conte pour introduire les concepts de l’approche narrative de Pierre Blanc-Sahnoun est petit par la taille, grand par le coeur, un coeur de Pierre si je puis dire 🙂 Comme l’indique son auteur, le but de ce livre est uniquement de donner envie au lecteur d’en savoir plus [sur les pratiques narratives, NDLR]. Il introduit, par étapes, les principaux mécanismes de l’approche narrative : Externalisation, Paysages, Remembrement, Reauthoring, Témoin extérieur et Cérémonie définitionnelle. Il me semble que ce conte nous rappelle que chacun d’entre nous est un roi qui s’est enfermé de lui-même dans son palais des illusions (tromperies). Comment l’approche narrative nous invite-t-elle à entrer en résistance pour trouver la sortie de son palais (labyrinthe) et partir à la découverte des nôtres ? Un écrit dont l’encre est teintée d’humilité et de fraternité… 

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