Le langage du changement

Quatrième de couverture : On pense et pense tout est relatif mes pensées pour les vôtres et les vôtres pour les miennes et ma chaise est ici et pour moi la vôtre est là parce que mon ici est ici est mon là est là et pour vous mon là est votre ici et votre là est mon ici juste comme pour le temps parce que le … Par ces élucubrations ampoulées et pseudo-logiques débitées à un patient sur un ton solennel, le Dr. Erickson cherche à provoquer chez lui un état de confusion intellectuelle : une technique, parmi d’autres, pour parvenir à bloquer l’activité de l’hémisphère gauche du cerveau. Pourquoi ? Parce que, si l’on admet que l’hémisphère gauche est celui du découpage rationnel et analytique, le droit est celui de la saisie globale, « poétique », figurative : c’est donc là que se constitue, pour un sujet, son image du monde, cette mosaïque qui s’élabore à partir de myriades d’expériences, de convictions, d’influences et d’interprétations. Or, selon Paul Watzlawick, tout changement thérapeutique est, en fait, un changement dans cette image. Quels sont les moyens concrets de ce changement ? C’est ce qui est examiné ici. Malgré la complexité du sujet, ce livre est très bien structuré et reste simple à lire. Les exemples donnés sur les pratiques de Milton Erickson sont croustillants. A partir du chapitre Le blocage de l’hémisphère gauche, ça devient passionnant, car l’auteur décrit une succession de méthodes : il est interdit d’interdire, prescrire le symptôme, le déplacement du symptôme, l’alternative illusoire, le recadrage, le langage d’injonction, parler le langage du patient, utiliser la résistance du patient, la technique de la préemption, … bref, à suivre avec d’autres lectures sur le sujet 🙂

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