Semmelweis

Quatrième de couverture : Et c’est vers la fin de ces deux années passées dans la chirurgie qu’il écrivit, avec cette pointe de hargne par laquelle se caractérise déjà sa plume impatiente : « Tout ce qui se fait ici me paraît bien inutile, les décès se succèdent avec simplicité. On continue à opérer, cependant, sans chercher à savoir vraiment pourquoi tel malade succombe plutôt qu’un autre dans des cas identiques. » Et parcourant ces lignes on peut dire que c’est fait ! Que son panthéisme est enterré. Qu’il entre en révolte, qu’il est sur le chemin de la lumière ! Rien désormais ne l’arrêtera plus. Il ne sait pas encore par quel côté il va entreprendre une réforme grandiose de cette chirurgie maudite, mais il est l’homme de cette mission, il le sent, et le plus fort est qu’un peu plus, c’était vrai. Après un brillant concours, il est nommé maître en chirurgie le 26 novembre 1846. C’est ce passage du livre La résilience de Boris Cyrulnik qui m’a donné envie de lire une biographie de Semmelweis : Jusqu’à la découverte en 1846 par Semmelweis, chirurgien et obstétricien hongrois, de la prophylaxie de l’accouchement, l’espérance de vie des femmes était de 36 ans ! Elles mouraient souvent en couches. Les hommes atteignaient de 50 à 60 ans. A cette époque, on pensait donc la vie de manière totalement différente… Après quelques recherches, j’ai trouvé ce livre de Louis-Ferdinand Céline, né Destouches. Docteur à 33 ans, il écrira une thèse sur le hongrois Philippe-Ignace Semmelweis, un génie bizarre, un martyr de la médecine qui vivra le drame d’avoir raison contre tout le monde… jusqu’à sa mort.

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