Le Prophète

Quatrième de couverture : Après douze ans d’exil, son navire est enfin arrivé. La mer l’appelle. Bientôt, Almustafa reverra son île natale. Mais il ne quittera pas la cité d’Orphalèse sans dispenser à son peuple les enseignements de sa profonde sagesse. Chercheur d’absolu, il se fait poète et prophète, à l’heure du départ. Amour, mariage  liberté, travail, mort… « Ce qui bouge en nos âmes » n’a pas de secret pour lui, qui connaît les rêves du vent et le coeur de Dieu. Joignons-nous au peuple d’Orphalèse. Et tendons l’oreille…
Ce livre de Khalil Gibran, publié en 1923, m’a été offert par Pascale, une amie, pour la nouvelle année… et c’est magnifique ! Je ne résiste pas à vous livrer un extrait :

Les Enfants

[…]
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles du désir de Vie.
Ils viennent par vous, mais non de vous,
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez abriter leurs corps, mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais ne les obligez pas à vous ressembler.
Car la vie ne revient pas en arrière et ne s’attarde pas sur le passé.
Vous êtes les arcs qui propulsent vos enfants comme de vivantes flèches.
L’Archer voit la cible sur le chemin de l’infini, et Il vous courbe de toute Sa force afin que ses flèches partent vite et loin.
Laissez-vous tendre joyeusement dans la main de l’Archer,
Car Il aime autant la flèche qui fuse que l’arc qui demeure immobile.

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