Comment j’ai réussi mon burn-out

Quatrième de couverture : Derrière ce titre provoquant, je vous livre une histoire authentique, et malheureusement classique. Toujours plein d’énergie,  avec la ‘banane’ comme on me dit, je n’ai pas vu venir l’incendie intérieur, overdose de stress soit disant positif. J’ai crevé ma roue de la vie, et un formidable « garagiste de l’âme » m’a appris à réparer, pour entamer un nouveau chemin, avec un regard bien différent sur la vie. Je vous raconte avec détachement cette tranche de vie, qui s’organise autour de mon mantra « je fais une pause, je me pose et je dépose ». Découvrez mon agence de voyages « intérieurs », conduits par des guides incroyables (Christophe André, Bernard Giraudeau, Clarisse Gardet, Laurence Bibas, …). Au fil des chemins, côtoyez méditation en pleine conscience, et petits rituels  comme le jeûne digital, les nénuphars, les compagnons de voyages, le bocal à cons, .. qui s’installent dans la vie comme le brossage de dents. Voyez simplement si cela peut vous aider, ou bien votre entourage. Bon voyage.
Un beau livre d’actualité sur le deuil et la renaissance écrit par Laurent Sarrazin. Une leçon de vie… à méditer. Vous trouverez le livre sur Lulu et vous pourrez échanger avec l’auteur sur la page Facebook associée.

Un jour sans fin

Synopsis. Phil Connors, présentateur météo grincheux et arrogant, doit tourner un reportage sur Ia fête traditionnelle de la petite ville de Punxsutawney célébrant le réveil printanier de la marmotte. II est d’humeur exécrable et compte bien repartir Ie soir même. Mais lorsqu’il se réveille le lendemain, il découvre avec stupeur que la date n’a pas changé et qu’il est condamné à revivre un par un les événements de la veille. Les jours passent, tous des 2 février. Connors se voit dès lors obligé de faire face à la répétition infinie du Jour de la marmotte. Ce film drôle et intelligent de Harold Ramis est sorti en 1993. Le héros, joué par l’irrésistible Bill Murray, est bloqué dans le temps. Il explore le monde des possibilités alternatives, avant de comprendre dans quel monde possible il choisit de vivre. En fait, il parvient à réécrire l’histoire de sa journée idéale en collant bout-à-bout les rushes réussis de ses différentes journées précédentes, non sans avoir au passage développé sa curiosité et sa considération des « autres », et finalement donné un sens à sa vie. Un excellent exemple qui illustre les allers-retours entre le champ de l’expérience et le paysage de l’identité. J’en profite pour adresser un petit bonjour à mon groupe de pratiques narratives.

Rugby et performance collective

Hier, Philippe, un pote de promo, m’a invité à un match de rugby : l’Union Bordeaux Bègles recevait le Stade Montois dans le stade Chaban-Delmas. C’était mon premier match de rugby ! l’ambiance était électrique, résultat en fanfare : 40 à 7 grâce à 6 essais bien aplatis. Ça m’a donné envie de publier à nouveau ce billet du 11 juin 2010 : Serge Simon dans la mêlée. A cette époque, un client chez qui j’étais en mission, avait invité Serge Simon (rugbyman, médecin, écrivain, animateur de radio et conférencier) pour animer une conférence sur le thème Rugby et performance collective. J’avais pris le maximum de notes au vol pour vous restituer quelques morceaux choisis :

Les sports possèdent leurs valeurs et leur culture dans leurs règles. 

Rapide historique

  • Vers 1810, dans un internat anglais huppé de la bourgeoisie victorienne, les élèves décident d’eux-mêmes de jouer avec une vessie/panse d’animal remplie de grains de blé et que l’on pousse avec le pied de l’autre côté du terrain : c’est la naissance du Football.
  • Cette activité se développe entre 1810 et 1840 sous couvert des enseignants qui y voient une « auto-socio-construction » extraordinaire de la part de lycéens qui érigent leurs propres valeurs qu’ils s’auto-inculquent.
  • Grâce au développement du chemin de fer, les premières rencontres inter-régionales s’organisent malgré la violence : le nombre de joueurs est illimité, on doit marquer un but pour interrompre la partie, on peut se taper avec les pieds (hacking), il est mal vu de se courber. Ça reste quand même un paradis perdu : pas d’arbitre, pas de trois-quart, 800 avants !
  • Puis apparaît le trois-quart : le type qui veut jouer mais qui n’est pas assez courageux pour être dans la mêlée , qui va ramasser le ballon derrière et le remettre dans la mêlée
  • Toujours pas d’arbitre : s’il y avait des litiges, les capitaines interrompaient la partie et discutaient ensemble : l’idée est de remporter la victoire en étant hypocritement le plus ouvert, le plus magnanime… fairplay typiquement anglais
  • Naissance de la mi-temps : un jour de match particulièrement venteux, l’équipe favorisée par le vent interrompt la partie et propose de changer de côté. L’habitude sera prise à partir de ce moment là de changer de côté à un moment de la partie.
  • Vers 1840, un conclave d’élites représentant les différents collèges, s’organise pour créer un référentiel de règles. Il y a schisme entre ceux qui souhaitent que l’équipe ne se tienne plus derrière le ballon mais se répartisse autour du ballon pour se faire des passes (naissance de la Football Association) et ceux qui souhaitent garder cette idée de ligne infranchissable du côté du ballon (élèves de la ville de Rugby au centre de l’Angleterre, naissance du Football Rugby). Les deux disciplines se séparent.
  • Le nombre de joueurs se réduit, la surface des terrains se réduit, un grand malheur arrive : les arbitres
  • Entre 1860 et 1870 ont lieu les premiers matchs internationaux. Premier match : Angleterre – Écosse. Les deux capitaines vont voir l’arbitre et lui demande de rétablir le hacking durant la durée restante du match. L’arbitre dit non, termine le match puis autorise le hacking après la fin du match ! Cet après match, l’alléluia, est utilisé pendant encore 10 ou 20 ans, lorsque les joueurs sentent que tout n’a pas été négocié, réglé pendant le match. 

Valeurs et culture du rugby

  • Le rugby est donc resté un sport/le seul sport de combat collectif sur une zone d’affrontement (la ligne de hors-jeu = l’espace de négociation) où chaque équipe reste de son côté du ballon.
  • La vraie naissance du rugby est dans sa conservation de la ligne de hors-jeu.
  • Il est assez inexplicable de dire à des enfants d’avancer en faisant des passes vers l’arrière ! Par contre, si vous leur dites qu’une ligne imaginaire passe par le ballon et que le but est de se mettre derrière cette ligne et d’amener le ballon de l’autre côté, alors très naturellement les enfants vont se faire des passes vers l’arrière…
  • Chaque mêlée est une phase d’affrontement/d’usure physique en anaérobie de l’adversaire pour le rendre moins mobile, moins physique, moins vigilant, … on « atténue » l’adversaire, on souhaite châtier physiquement l’autre…
  • C’est un sport collectif dans le sens où j’aime taper les gens, me faire taper et j’accepte l’idée que mon intégrité physique dépende des autres et j’assume également que l’intégrité physique des autres dépende de moi : interdépendance et solidarité. Si l’équipe n’est pas bien préparée collectivement, si l’équipe n’est pas soudée/liée pour converger vers quelque chose, non seulement elle perd mais elle va avoir mal : on ne perd pas seulement son ballon mais aussi ses dents. 

La liaison

  • Le geste qui définit donc le mieux le rugby, c’est la liaison. C’est le seul sport où l’on a le droit/le devoir de se lier, d’entrer en contact avec ses partenaires de façon voulue, désirée, construite… alors que le contact est fortuit dans les autres sports.
  • La mêlée est le diamant de la liaison. Il s’agit d’une architecture humaine bâtie sur la performance collective même s’il y a des combats individuels entre piliers, entre talonneurs, … des heures et des heures d’entraînement avec le joug pour apprendre la liaison.
  • Cette articulation à l’autre est un très beau résumé de la civilisation, un théâtre où se rejoue la base de l’humanité : l’articulation à l’autre en face du danger, définir ses règles, se socialiser : sans l’autre, je ne suis rien, je suis en danger et je suis mort…
  • Le rugby a donc su garder une règle, celle du hors-jeu qui en a fait un combat collectif : on acquiert une grande force mais aussi une grande faiblesse lorsque l’on constate que la société ne reflète pas toujours cette solidarité et cette interdépendance.
  • Affronter un danger tout seul c’est quelque chose ! Affronter un danger ensemble c’est autre chose : des archétypes vont se dessiner, comment va-t-on se socialiser, comment va-t-on se situer dans le groupe pour affronter la peur ?
  • C’est aussi l’idée que l’on a besoin de gens différents de soi : les piliers ont besoin des trois-quarts, d’un ailier qui court très vite, … On accepte, on a besoin de la différence des autres, les différences deviennent un atout, les différents morphotypes créent la mêlée, la différence n’est pas seulement recherchée mais devient une richesse…

Une histoire d’oies (leçon de travail en équipe)

Si vous voyez des oies qui volent en formation en « V », demandez-vous comment les scientifiques expliquent pourquoi elles volent de cette façon. Lorsque chaque oiseau bat des ailes, il crée un phénomène d’aspiration pour l’oiseau qui suit immédiatement. En volant en « V », le groupe augmente d’au moins 71% son autonomie de vol par rapport au vol d’un oiseau seul. Les gens qui partagent une direction commune et un esprit communautaire peuvent arriver plus vite et plus facilement à destination parce qu’ils voyagent grâce à la poussée des uns et des autres.
Quand une oie quitte la formation, elle ressent soudain la résistance de l’air et la difficulté à voler seule. Elle essaye rapidement de rejoindre la formation pour à nouveau bénéficier de l’aspiration de l’oiseau de devant. Si nous avons la même sensibilité que les oies, nous resterons en formation avec ceux qui avancent dans le même sens.
Quand l’oie de tête est fatiguée, elle retourne dans la formation et une autre oie prend la tête. Il est judicieux d’assurer à tour de rôle ce travail exigeant, que ce soit avec des personnes ou avec des oies volant vers le sud. Les oies qui sont derrière « klaxonnent » pour encourager celles qui son devant pour maintenir leur vitesse.
Quels messages voulons nous donner quand nous klaxonnons derrière ? Enfin, et c’est important, quand une oie tombe malade ou est blessée, et qu’elle doit quitter la formation, deux autres oies quittent le groupe et la suivent pour l’aider et la protéger. Elles restent jusqu’à ce qu’elle soit capable de voler ou jusqu’à ce qu’elle meurt, et alors seulement, elles retournent à leur groupe, ou avec une autre formation pour rattraper leur groupe.
Si nous avons le même état d’esprit que les oies, nous nous respecterons les uns les autres.

La Relation

Ce soir, j’ai eu le plaisir de retrouver Pascale Machet au Rendez-Vous des Coachs, qu’elle organise tous les deuxièmes mercredi du mois à Bordeaux. Le thème de la soirée était consacré à La Relation, animée par Danièle Bacheré, présidente de Terre Unie Vers… (un lieu magique). Danièle a commencé par nous lire un extrait d’un livre de Neale Donald Walsch avant d’élargir le débat sur la relation, et notamment la relation d’accompagnement. C’était passionnant. Je vous livre ici mes notes :
  • Si nous ne sommes en relation avec rien, nous ne sommes pas.
  • Je sais que je suis mais je ne sais pas ce que je suis.
  • Je suis ce que je vais avoir à expérimenter avec l’autre.
  • Le silence intérieur, la présence intérieure, le contact intérieur, l’espace calme qui « est », l’intention de définition de moi, « je suis » une émanation de cet espace, que vais-je offrir de moi ?
  • La relation consiste à déposer cette offrande de ce qui se vit en moi.
  • La relation est dans le présent et se nourrit à chaque instant.
  • Nous ne sommes qu’au présent. Le corps est au présent. La respiration me ramène au présent, comme si à chaque fois c’était la première fois, je vis un miracle.
  • J’accueille, je suis disponible, c’est d’accord pour moi, c’est plus que ça, c’est merci, c’est 1+1, c’est gagnant – gagnant.
  • Nous sommes faits les uns pour les autres.