Cartes des pratiques narratives

Quatrième de couverture. Dans ce livre, Michael White ne se contente pas de rassembler et de résumer les idées et les pratiques maîtresses qu’il a développées au cours des dernières décennies, il le fait avec une clarté et une rigueur étonnantes. Utilisant une métaphore graphique, il dresse systématiquement la carte des processus graduels à l’oeuvre lorsqu’il guide ses clients vers un renouveau identitaire et l’enrichissement de leurs possibilités de vie. J’ai été profondément touché par ses transcriptions exemplaires, et les descriptions qu’il donne de la construction de séquences narratives m’ont incité à étendre mes propres possibilités en tant que thérapeute. Merci, Michael, pour ce nouveau tour de force! Karl Tomm, M.D., FRPC, Professeur de psychiatrie, Université de Calgary, et Directeur du Calgary Family Therapy Centre. Riche d’exemples, de transcriptions et de cartes, le dernier ouvrage de Michael White nous fait pénétrer dans son cabinet de consultation. Ce grand praticien, mondialement salué pour la puissance de son oeuvre, expose dans un langage simple, la complexité des idées qui sous-tendent sa pratique et nous guide, pas à pas, dans la construction de conversations thérapeutiques. Enraciné dans plus de 20 ans d’expérience clinique, ce texte nourrit la pratique comme la réflexion. Il inspirera aussi bien les lecteurs qui découvrent cette démarche que les praticiens expérimentés. Isabelle Laplante et Nicolas De Beer, Directeurs de Médiat-Coaching.

Le parrainage vers l’emploi

J’ai choisi d’accompagner bénévolement des jeunes de 16 à 25 ans dans leur recherche d’emploi. Je suis donc entré dans le réseau des parrains de la Mission Locale Technowest. Le rôle de chaque parrain est d’accompagner le jeune dans sa recherche d’emploi, le motiver, le conseiller, mais aussi et surtout de structurer sa démarche, de l’aider à mettre en œuvre des moyens pertinents et de favoriser ses contacts avec les professionnels. J’ai vu mon premier filleul aujourd’hui même !

Coach Retreat à Nantes le 29 juin

Le samedi 29 juin prochain, un Coach Retreat se tiendra à Nantes. C’est une journée de pratique du coaching qui s’adresse en premier lieu aux Coachs Agiles, mais aussi aux managers et aux scrum masters expérimentés désireux de développer leur capacité à accompagner des équipes. L’événement est gratuit, ceci grâce aux soutiens de l’association Agile Nantes et de la société Ippon Technologies qui accueillera les participants dans ses locaux. Les places étant limitées, il est demandé à chaque personne souhaitant s’inscrire à cet événement un réel engagement à participer. Ce Coach Retreat sera facilité par Oana Juncu, Coach Agile, qui a initié les événements de ce type avec le format actuel. Pour tout savoir sur l’événement et pour s’inscrire : http://coachretreat.eventbrite.fr

[Scrum Day 2013] Table ronde : Gestion de portefeuilles

Cette table ronde organisée et animée par Thomas Lissajoux (twittos) était passionnante. Y participaient : Alain Buzzacaro de FranceTV, Boris Golden de Viadeo, Caroline Damour-Nobi de Vidal et Jean-Brice Combebias de Bouyghes Telecom. Je vous rappelle la définition courte de la gestion de portefeuilles : faire les bons projets, autrement dit « savoir arrêter et ne pas commencer ». Tous ces managers sont amenés à travailler avec des équipes agiles internes et à finalement rendre plus agile leur gestion de portefeuilles, avec le leitmotiv suivant : « le projet est moins important que le produit » et la problématique suivante « on a du mal à définir la valeur ! » (p’tit clin d’œil à la présentation de Romain Couturier le matin même). Concernant les modalités de la gestion de portefeuille agile, j’ai noté les points suivants : comités de priorisation des besoins métiers, réalignement avec les équipes qui estiment, étudient et réalisent, créativité dans les indicateurs clés de performance (l’effet Waouh), le partage d’un modèle de valeur avec le métier, la séquestration du décideur pour passer en revue le portefeuille, l’alignement entre ce que le Product Owner a en tête et la capacité à faire, les critères de réussite d’une bonne réunion de lancement (60% avant, 30% pendant et 10% après), … je n’ai pas noté de désaccord entre les participants, simplement une différence de contexte et une énorme envie d’aller encore plus loin !

[Scrum Day 2013] L’agilité selon Starcraft 2

J’ai rencontré Christophe Héral (twittos) pour la première fois lors du Scrum Day du 31 mars 2011. A cette époque, je ne pouvais pas savoir que Christophe descendrait sur Bordeaux et que l’on bosserait ensemble. C’est donc avec un grand sentiment de solidarité et de curiosité que je suis allé voir Christophe pour sa session L’agilité selon Starcraft 2 (slides). Christophe a décrit les similitudes qu’il identifiait entre ces deux univers : le besoin de feedback permanent, l’importance de la prise d’information et de la communication, l’amélioration continue, … bref en permanence faire les bons choix aux bons moments. Nous avons pu voir quelques vidéos croustillantes tirées de la chaîne vidéo de Alexandre Makoz Schilling, qui devait d’ailleurs initialement assurer la présentation avec Christophe. En prime, je dirais même pour la cause, une proposition de Manifeste du joueur de SC2 !

[Scrum Day 2013] Coach : aidez-moi à marcher

J’ai connu Véronique Messager (twittos) d’abord en tant que lecteur de ses deux ouvrages « Gestion de projet agile » et « Coacher une équipe agile », puis en tant que membre de la Fédération Agile. Je trouve que Véronique a une approche particulière et originale, notamment parce qu’elle est à la croisée des mondes Coaching et Coaching agile… un carrefour où il vaut mieux être équipé d’une boussole 🙂 Dans le cadre de cette session Coach : aidez-moi à marcher, Véronique était accompagnée de Magali Baton, aujourd’hui Coach, mais que vous connaissez aussi en tant qu’ancienne médaillée mondiale et européenne de judo… la voie de la souplesse. L’objectif de cette session animée par nos deux drôles de dames (je veux être Charlie), était évidemment dédié à la posture du coach. Véronique a commencé par poser le cadre (écoute mutuelle, bienveillance, respect et confidentialité), Magali s’est ensuite tranquillement assise sur une chaise pour nous annoncer « je suis coincée, je n’arrive plus à me lever pour marcher, je souhaiterais y arriver, aidez-moi ! ». La métaphore est simple et puissante : notre coachée est coincée et elle souhaite l’espace d’un instant être accompagnée dans la résolution de son problème… par nos questions … que Véronique a notées pour nous inviter à les classer en questions ouvertes/fermées, injonctions/conseils, questions qui s’appuient sur les ressources ou les points de blocage… pour énoncer les principes d’émergence, de coresponsabilité et de protection. Puis nos deux intervenantes ont évoqué la posture basse du coach, la singularité, la puissance et l’écologie de la question…  avant d’établir des parallèles avec le coaching des équipes agiles. Une session qui mériterait 1 heure et demi pour en profiter un maximum. Au fait, je me suis quand même interrogé sur la coïncidence du Bâton Messager 🙂

[Scrum Day 2013] Valeur ajoutée : attention danger

J’ai rencontré Romain Couturier le 29 mars 2011 lors d’une master class Innovation Games. Nous sommes rentrés à la Fédération Agile le même jour, le 26 mars 2012. Entre-temps, il a créé son blog Talon d’Agile en mai 2011 et sa société Terre d’Agile en janvier 2012. Ça m’a donc naturellement fait plaisir de commencer le Scrum Day 2013 en dégustant sa session Valeur ajoutée : attention danger (slides). Je n’étais pas le seul à avoir eu cette idée. Je pense que l’on peut notamment juger de la puissance et pertinence d’une personne par les questions qu’elle pose… vous savez, ces questions qui vous font réfléchir… ces questions que vous emmenez avec vous, dans votre entreprise. Romain avait d’excellentes questions : 
  1. C’est quoi la/les valeur(s) dans votre entreprise ? 
  2. Qui produit de la valeur chez vous ? si oui, la visualisez-vous ?
  3. Qui imagine la valeur dans votre entreprise ? est-ce la même personne qui la vit ?
  4. Qui a vu un utilisateur ? il y a 1 jour ? 1 semaine ? 1 mois ? 1 an ? jamais ?
  5. Qui a mis en production ? il y a 1 jour ? 1 semaine ? 1 mois ? 1 an ? jamais ?

Voilà, pour le reste, plein d’idées, plein de retours d’expérience, plein d’outils… vous avez raté sa session ? ce n’est pas grave, contactez-le (twittos), allez-lui parler… par exemple au Mix-IT qui se tient du 25 au 26 avril 2013 à Lyon… il en est le cofondateur/coorganisateur… je ne pourrai pas y aller cette année, mais j’aurai d’autres occasions de recroiser Romain :o)

Recommandation sur les équivalents français du mot coach

La Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France (DGLFLF) élabore la politique linguistique du Gouvernement en liaison avec les autres départements ministériels. Organe de réflexion, d’évaluation et d’action, elle anime et coordonne l’action des pouvoirs publics pour la promotion et l’emploi du français et veille à favoriser son utilisation comme langue de communication internationale. Elle s’efforce de valoriser les langues de France et de développer le plurilinguisme.

Alors, que dit la DGLFLF pour le mot coach ? Paru au Journal officiel du 22 juillet 2005, on a la recommandation suivante :

Emprunté à l’anglo-américain, le terme coach, qui dérive lui-même de coche, d’abord utilisé dans le monde du sport pour désigner un entraîneur, s’est progressivement étendu, ainsi que ses dérivés coaching et coacher, au domaine des entreprises pour la formation et le perfectionnement du personnel. Il envahit désormais la sphère privée et s’applique à de multiples sortes de formation et de conseil proposées aux individus et touchant au développement personnel (life coaching). Véritable phénomène de mode, le coaching est une profession en pleine évolution et en pleine expansion. Il donne lieu à un diplôme d’université et touche depuis peu à l’administration, dans le cadre de la formation continue. Des équivalents français sont déjà recommandés officiellement, notamment dans le domaine du sport : entraîneur, pour coach (JO du 22 septembre 2000), et dans celui de l’économie d’entreprise : mentor et mentorat (JO du 26 mars 2004). Dans les universités, les termes tuteur et tutorat ont reçu consécration, de même que moniteur de santé en médecine. L’emploi du terme mentor et de son dérivé mentorat semble bienvenu et doit pouvoir être étendu à plusieurs domaines autres que celui de l’entreprise. En effet, quel que soit le secteur où s’exerce cette activité en vogue, il s’agit d’une prise en charge individuelle ou collective des personnes, suivant des techniques de conseil et d’accompagnement personnalisé, en vue d’améliorer des comportements, de surmonter des difficultés et d’atteindre des objectifs professionnels ou de trouver un épanouissement personnel. Toutefois il convient de ne pas se priver de termes traditionnels parfaitement adaptés, comme entraîneur dans le domaine sportif ou répétiteur dans celui du spectacle ou de la musique, et se restreindre à une seule série lexicale, alors que ce champ sémantique est couvert par de nombreux verbes tels accompagner, aider, assister, conseiller, encadrer, entraîner, former, guider, soutenir, suivre…, qui peuvent parfaitement décrire l’activité du coach, de même qu’un seul verbe ne résume pas la fonction de maître ou de tuteur. Au Canada, pays touché depuis longtemps par ce phénomène, coaching a pour équivalent assistance professionnelle ou accompagnement professionnel. Au Québec, le terme retenu pour coaching est accompagnement individuel, et accompagner pour coacher. En conclusion, la Commission générale recommande d’utiliser les termes d’usage courant déjà implantés dans le domaine du vocabulaire considéré, ou bien si le domaine est général, les termes accompagnement et accompagner, et, dans les cas où le domaine est plus précis, les termes mentor et mentorat.