Archives par mot-clé : Paris

Retour sur le ScrumDay par Christophe Deniaud

C’est avec un grand plaisir que je publie la rétrospective de Christophe Deniaud (@ChrisDENIAUD), un invité de marque sur mon blog. Pour avoir écrit beaucoup de rétrospectives d’événements,  je me rends parfaitement compte du temps consacré par Christophe pour livrer cette qualité rédactionnelle 🙂

Christophe Deniaud
Christophe Deniaud

Le ScrumDay a connu cette année sa quatrième édition, Ausy m’a donc offert avec la complicité de mon client ma quatrième participation à cet événement. 

Une édition particulière cette année puisque comme son nom ne le laissait pas suspecter, elle s’est déroulée sur 2 jours, le tout orchestré par une équipe d’organisation remarquable. 

Evidemment, il s’agit de 2 jours remplis de frustrations face à la quantité de sessions / ateliers de qualité proposés en parallèle. Comme d’habitude, ces notes personnelles ne sont que le reflet de mon point de vue sur ces 2 jours.

Tout d’abord, 3 points remarquables et à retenir sur les nouveautés de cette édition :

  1. Un détail, mais qui est le résultat probant d’une amélioration continue de l’équipe d’organisation : la pré-inscription aux ateliers. Pour avoir déjà subi cette frustration forte d’arriver devant la porte d’un atelier à l’heure et d’y trouver une file d’attente rédhibitoire aux vues de la capacité de l’atelier … l’idée d’annoncer clairement les règles et de permettre dès l’arrivée de se pré-inscrire aux ateliers qui nous intéressent représente un réel confort pour les participants. Tout comme les 10 minutes ajoutées entre les sessions permettant un déplacement plus serein.
  2. La journée de forum ouvert permettant des échanges aussi surprenants qu’enrichissants. J’y reviendrai, mais ce format a été une découverte pour moi, et se révèle être une mine d’or.
  3. La dernière nouveauté et non des moindres, tant pour moi que pour le ScrumDay, est la présence d’une Coach Clinic. Fabrice et Bruno ont mis à disposition de toute personne intéressée une séance de coaching assurée par un ensemble de coachs aussi talentueux qu’expérimentés. Un vrai cadeau !

Ah, dernier détail : cette nouvelle édition s’est déroulée au Centre de congrès de l’hôtel New York de Disney. Autant dire que l’accueil fut luxueux.

Revenons donc sur mon petit périple sur ces 2 jours.

Le discours d’ouverture de Xavier Warzee nous met dans le bain dès le départ avec une invitation à partager 60 secondes avec notre voisin autour de nos attentes et motivations vis-à-vis de cette conférence et de son thème : la culture du produit.

S’en est suivi la présentation des sponsors. Je ne les citerai pas ici, mais je les remercie, car au-delà du temps considérable que les organisateurs et présentateurs ont passé pour nous offrir un événement d’une telle qualité, cet événement ne pourrait avoir lieu dans de telles conditions sans le sponsoring. Sans citer qui que ce soit, je ne rapporterai ici qu’une citation que je trouve pleine d’espoir : « Si Big Blue arrive à être agile, c’est que tout le monde peut y arriver ».

Keynote d’ouverture

La keynote d’ouverture assurée par Alistair Cockburn (allez, pour le fun, je vous remets un petit lien sur le Manifeste Agile dont il est l’un des signataires et co-auteur : http://agilemanifesto.org/iso/fr/) est revenu de façon originale et dynamisante sur les fondamentaux. Dans un premier temps sur le Manifeste, puis sur Scrum.

Il est donc revenu sur la raison d’être des 4 valeurs du Manifeste, et en a dénoncé des interprétations malheureusement trop souvent rencontrées. La plus courante à mon avis est : « agilité = pas de doc ». Mais les autres sont aussi néfastes.

S’en est suivi une présentation de la théorie de l’apprentissage dite « Shu Ha Ri », afin de nous préparer à la suite de sa présentation. Il en est au niveau « Ri », et admet donc ne pas être le mieux placé pour présenter Scrum à des adeptes d’un niveau différent. En revanche, cela lui donne une certaine légitimité pour dénoncer quelques excès.

Le coeur de Scrum se compose essentiellement de :

  1. Livrer à chaque sprint (depuis 2011 le guide Scrum invite à livrer plutôt que de se contenter d’une démo – qui doit aussi être réalisée).
  2.  Laisser l’équipe décider.
  3. « Inspect & Adapt » tous les jours, et à chaque sprint.
  4. Un ScrumMaster lève les obstacles, et a du temps consacré à cela !
  5. Le métier ne s’exprime qu’à travers UNE SEULE voix (le PO).

Beaucoup d’autres choses ne relèvent pas directement de Scrum. Il s’agit de bonnes pratiques pour certaines équipes Scrum, qui peuvent s’avérer moins adaptées à d’autres. Burndown charts, kanban board, les 3 questions du daily scrum, le format des user stories, l’utilisation du planning poker ou de la suite de Fibonacci, etc. Ces pratiques peuvent être exploitées par des équipes Scrum si cette décision vient d’elles, mais elles ne devraient en aucun cas leur être imposées.

Alistair a ensuite conclu sa keynote en insistant sur l’importance d’apprendre tôt dans un projet. Il faut prendre le risque d’apprendre tôt, pour pouvoir ensuite livrer dans n’importe quel ordre (levée de contraintes). Cela implique une première phase potentiellement peu valorisée (valeur métier) pour enchaîner sur des livraisons à fort apport métier en s’appuyant sur l’enseignement de la première phase (la phase d’apprentissage ne s’arrête en fait jamais).

Des outils du monde de la psychologie pour les équipiers / coachs / formateurs

J’ai poursuivi ma matinée avec un atelier mené par Bruno Sbille sous une forme mi-théorique, mi-pratique. Dans l’ordre, nous avons eu le droit à :

  • Quelques warm-up : constellation game, ROTI.
  • La promotion du film « Oui, mais … », jetez-y un oeil, vous comprendrez pourquoi.
  • Une présentation des principes de la PNL.
  • Une présentation du VAK (ou VAKOG).
  • Une présentation du triangle dramatique (un outil venant de l’analyse transactionnelle).
  • La promotion du film « Detachment », comme le précédent, je vous laisse vous faire une idée du pourquoi.

… le tout entrelacé d’ateliers de mise en pratique bluffants, suivis d’éléments d’analyse sur les différents aspects présentés.

En bref, un atelier dont on ressort enrichi, et conscient du nombre de pistes qu’il nous reste à creuser…

Coach Clinic

Je l’ai déjà écrit, mais il s’agit pour moi du point le plus remarquable de cette édition. Fabrice Aimetti et Bruno Sbille ont aménagé un espace dédié pour offrir aux participants une séance de coaching personnel, sur le sujet de leur choix, à l’heure de leur choix, avec un ensemble de coachs plus brillants et reconnus les uns que les autres.

S’agissant d’une séance personnelle, je ne m’étendrai évidement pas sur les détails. J’ai simplement profité de cette session avec Bruno Sbille après ma pause déjeuner. Je suis arrivé avec une question (2 en fait, j’en ai profité) et j’en suis sorti avec :

  • Une prise de conscience.
  • De nouvelles pistes à explorer (de suite et à moyen terme).

En bref, pour les organisateurs et les coachs, je n’ai qu’un mot : MERCI !

Pour les participants : Essayez !

« En tant que ScrumMaster, je veux m’améliorer pour mieux coacher mon équipe »

Il s’agit d’une table ronde sous forme de REX de la part de 5 ScrumMasters dirigés par Véronique Messager.

Les ScrumMasters reviennent sur leur gestion de plusieurs problématiques regroupées autour de quelques thèmes.

J’y aurais apprécié un peu plus de débats et de participation des « participants » (nous ne venons pas en simples spectateurs), mais j’en ai tiré quelques éléments intéressants. Mais suite à ma séance de coaching précédente, je dois confier être arrivé assez tardivement dans cette session. Mon point de vue est donc très partiel.

My product is a James Bond movie

Pierre E. Neis nous livre ici un pattern de planification / développement / livraison des produits tiré des meilleurs blockbusters, et en particulier des divers James Bond. Dans les grandes lignes :

  • Raconter une histoire existante pour que les utilisateurs s’approprient le produit.
  • Faire apparaître une intensité pour générer un effet « boom-yeah-yeah-yeah-boom » (franchement, rendre l’intensité de la présentation par écrit n’est pas à ma portée. Je vous ai mis un lien sur les slides, c’est le mieux que je puisse faire).
  • S’assurer de la cohérence des évolutions de roadmap acceptées.

Bref, une session décalée, enrichissante et vivifiante (et croyez-moi, j’en ai aussi pris pour mon grade 😉 … évidemment pour la bonne cause) dans la droite lignée de la keynote.

Acceptance Tests Workshop

Christophe Addinquy et Benoit Nouyrigat nous ont entrainés dans un atelier ambitieux (peut être trop d’ailleurs) qui couvrait sur 2 heures :

  • La prise en main d’une étude de cas fournie (et très bien trouvée à mon sens).
  • La définition des User Stories.
  • Les cas de tests dans un format libre.
  • Les cas de tests au format ATDD (ou BDD) en identifiant les cas passant ou pas à la marge.
  • Une démonstration d’un formalisme automatisable.

Il est dommage que l’on n’ait pas pu aller jusqu’à une vraie démo d’automatisation.

J’en retiens surtout deux idées intéressantes à garder en tête lors de la définition des tests d’acceptations :

  • Les tests d’acceptations représentent le niveau de garantie que l’on souhaite apporter à une User Story.
  • Un développeur « bourrin » devrait pouvoir se contenter de la lecture des tests d’acceptations et s’arrêter dès qu’il les satisfait.

Repas de fin de journée

Le repas de fin de journée fut une nouvelle occasion d’échanges très riches, dans un cadre encore différent. Une excellente clôture pour cette première journée.

Le forum ouvert

La seconde journée c’est entièrement articulée autour d’un forum ouvert orchestré par Laurent Bossavit et Raphaël Pierquin.

Comme je l’ai déjà écrit : une vraie bonne surprise pour moi. Le principe global repose sur les règles suivantes :

Loi des deux pieds
Loi des deux pieds

Je m’attarderai donc sur :

  • La loi des 2 pieds : si vous ne tirez plus rien des échanges en cours, et si vous estimez ne plus avoir quoi que ce soit à y apporter, alors il est de votre devoir de prendre vos 2 pieds et de chercher un autre lieu d’échange.
  • Les sujets sont tous proposés par les participants. Ils soumettent alors un sujet, un lieu, un horaire, puis chacun est libre de se rendre où bon lui semble pour y rester, butiner (n’y échanger que quelques éléments), ou papillonner (se déplacer de point de rencontre en point de rencontre pour essaimer les idées).

J’ai commencé par un REX entre PO. L’occasion d’échanger sur quelques pratiques qui ont fait leurs preuves.

Puis, quelques échanges autour de la sociocratie m’ont fait découvrir quelques idées pour rechercher le consentement plutôt que le consensus.

Ensuite, je me suis orienté vers une présentation des outils Lean à disposition du PO (format A3, 5S, 5 whys, PDCA, backlog d’opportunités, etc).

Enfin, j’ai participé à un débat terrible sur les travers de notre culture intitulé « Arrêtez de vous flageller « . On ne se focalise pas suffisamment sur nos réussites ! Cela crée des spirales négatives qui n’apportent rien et s’avèrent même extrêmement néfastes. Bon évidemment, cela bouscule un peu nos habitudes. Mais manifestement, cela vaut le coup. J’en retire même un format de rétro flash :

  1. Qu’as-tu appris sur cette itération ?
  2. Qu’as-tu envie de transmettre ?

J’ai terminé ma journée avec un débat sur l’avenir du rôle du testeur face à l’émergence de l’ATDD (ou BDD). Naturellement, il n’est pas près de disparaître, mais il devrait rédiger les tests d’acceptation avec le PO afin de pouvoir les soumettre à l’équipe en même temps que les stories (cela définit les objectifs de développement). Evidemment, nous sommes généralement encore bien loin de là.

Pour conclure ces notes, qui ne sont évidemment que mes notes, je ne peux que partager mon ressenti sur ces 2 jours :

  • Un lieu et un accueil hors du commun.
  • Une organisation irréprochable, comment vont-ils s’améliorer l’an prochain ???
  • Des speakers de qualité.
  • Des participants motivés.

Bref, un cocktail ne pouvant aboutir qu’à un enrichissement dans les meilleures conditions.

Christophe Deniaud

[Scrum Day 2013] Table ronde : Gestion de portefeuilles

Cette table ronde organisée et animée par Thomas Lissajoux (twittos) était passionnante. Y participaient : Alain Buzzacaro de FranceTV, Boris Golden de Viadeo, Caroline Damour-Nobi de Vidal et Jean-Brice Combebias de Bouyghes Telecom. Je vous rappelle la définition courte de la gestion de portefeuilles : faire les bons projets, autrement dit « savoir arrêter et ne pas commencer ». Tous ces managers sont amenés à travailler avec des équipes agiles internes et à finalement rendre plus agile leur gestion de portefeuilles, avec le leitmotiv suivant : « le projet est moins important que le produit » et la problématique suivante « on a du mal à définir la valeur ! » (p’tit clin d’œil à la présentation de Romain Couturier le matin même). Concernant les modalités de la gestion de portefeuille agile, j’ai noté les points suivants : comités de priorisation des besoins métiers, réalignement avec les équipes qui estiment, étudient et réalisent, créativité dans les indicateurs clés de performance (l’effet Waouh), le partage d’un modèle de valeur avec le métier, la séquestration du décideur pour passer en revue le portefeuille, l’alignement entre ce que le Product Owner a en tête et la capacité à faire, les critères de réussite d’une bonne réunion de lancement (60% avant, 30% pendant et 10% après), … je n’ai pas noté de désaccord entre les participants, simplement une différence de contexte et une énorme envie d’aller encore plus loin !

[Scrum Day 2013] L’agilité selon Starcraft 2

J’ai rencontré Christophe Héral (twittos) pour la première fois lors du Scrum Day du 31 mars 2011. A cette époque, je ne pouvais pas savoir que Christophe descendrait sur Bordeaux et que l’on bosserait ensemble. C’est donc avec un grand sentiment de solidarité et de curiosité que je suis allé voir Christophe pour sa session L’agilité selon Starcraft 2 (slides). Christophe a décrit les similitudes qu’il identifiait entre ces deux univers : le besoin de feedback permanent, l’importance de la prise d’information et de la communication, l’amélioration continue, … bref en permanence faire les bons choix aux bons moments. Nous avons pu voir quelques vidéos croustillantes tirées de la chaîne vidéo de Alexandre Makoz Schilling, qui devait d’ailleurs initialement assurer la présentation avec Christophe. En prime, je dirais même pour la cause, une proposition de Manifeste du joueur de SC2 !

[Scrum Day 2013] Coach : aidez-moi à marcher

J’ai connu Véronique Messager (twittos) d’abord en tant que lecteur de ses deux ouvrages « Gestion de projet agile » et « Coacher une équipe agile », puis en tant que membre de la Fédération Agile. Je trouve que Véronique a une approche particulière et originale, notamment parce qu’elle est à la croisée des mondes Coaching et Coaching agile… un carrefour où il vaut mieux être équipé d’une boussole 🙂 Dans le cadre de cette session Coach : aidez-moi à marcher, Véronique était accompagnée de Magali Baton, aujourd’hui Coach, mais que vous connaissez aussi en tant qu’ancienne médaillée mondiale et européenne de judo… la voie de la souplesse. L’objectif de cette session animée par nos deux drôles de dames (je veux être Charlie), était évidemment dédié à la posture du coach. Véronique a commencé par poser le cadre (écoute mutuelle, bienveillance, respect et confidentialité), Magali s’est ensuite tranquillement assise sur une chaise pour nous annoncer « je suis coincée, je n’arrive plus à me lever pour marcher, je souhaiterais y arriver, aidez-moi ! ». La métaphore est simple et puissante : notre coachée est coincée et elle souhaite l’espace d’un instant être accompagnée dans la résolution de son problème… par nos questions … que Véronique a notées pour nous inviter à les classer en questions ouvertes/fermées, injonctions/conseils, questions qui s’appuient sur les ressources ou les points de blocage… pour énoncer les principes d’émergence, de coresponsabilité et de protection. Puis nos deux intervenantes ont évoqué la posture basse du coach, la singularité, la puissance et l’écologie de la question…  avant d’établir des parallèles avec le coaching des équipes agiles. Une session qui mériterait 1 heure et demi pour en profiter un maximum. Au fait, je me suis quand même interrogé sur la coïncidence du Bâton Messager 🙂

[Scrum Day 2013] Valeur ajoutée : attention danger

J’ai rencontré Romain Couturier le 29 mars 2011 lors d’une master class Innovation Games. Nous sommes rentrés à la Fédération Agile le même jour, le 26 mars 2012. Entre-temps, il a créé son blog Talon d’Agile en mai 2011 et sa société Terre d’Agile en janvier 2012. Ça m’a donc naturellement fait plaisir de commencer le Scrum Day 2013 en dégustant sa session Valeur ajoutée : attention danger (slides). Je n’étais pas le seul à avoir eu cette idée. Je pense que l’on peut notamment juger de la puissance et pertinence d’une personne par les questions qu’elle pose… vous savez, ces questions qui vous font réfléchir… ces questions que vous emmenez avec vous, dans votre entreprise. Romain avait d’excellentes questions : 
  1. C’est quoi la/les valeur(s) dans votre entreprise ? 
  2. Qui produit de la valeur chez vous ? si oui, la visualisez-vous ?
  3. Qui imagine la valeur dans votre entreprise ? est-ce la même personne qui la vit ?
  4. Qui a vu un utilisateur ? il y a 1 jour ? 1 semaine ? 1 mois ? 1 an ? jamais ?
  5. Qui a mis en production ? il y a 1 jour ? 1 semaine ? 1 mois ? 1 an ? jamais ?

Voilà, pour le reste, plein d’idées, plein de retours d’expérience, plein d’outils… vous avez raté sa session ? ce n’est pas grave, contactez-le (twittos), allez-lui parler… par exemple au Mix-IT qui se tient du 25 au 26 avril 2013 à Lyon… il en est le cofondateur/coorganisateur… je ne pourrai pas y aller cette année, mais j’aurai d’autres occasions de recroiser Romain :o)

Rétrospective ICSSEA’12

ICSSEA’2012
24ème édition des Journées Internationales
« Génie Logiciel & Ingénierie des Systèmes et leurs Applications »

Ce qui était bien

  • Tout a commencé avec la keynote Sweet Rupture de Laurent Sarrazin (@bangalaurent). C’est un éternel recommencement (sweet rupture again). Chaque fois j’apprends quelque chose de nouveau, chaque fois c’est douloureux, Laurent me ramène à ma propre médiocr(agil)ité tout en me dévoilant un horizon des possibles. Nous avons ensuite discuté ensemble pendant une heure : j’ai redécouvert un être délicat, sensible, souriant, apprenant, poète, philosophe…
  • J’ai ensuite assisté aux conférences Software Factory: from nightmare to reality de Frédéric Esnault et Introducing AHP to XP practices de Sultan Alshehri.
  • J’ai ensuite présenté le sujet Innovation Games avec Philippe Launay (@PhilAgile). Une première partie théorique (30mn) et une deuxième partie pratique (1h). Tout s’est bien passé grâce à Philippe qui s’est montré efficace, compétent… et anglophone ! Je suis une fois de plus très fier d’avoir fait tandem avec Philippe, que je connais depuis le 11 juin 2009 et qui m’influence beaucoup dans ma pratique (et la pédagogie) de l’agilité.


Ce qui était moins bien

  • Difficile d’être fluide en anglais quand ce n’est pas sa langue de travail 🙁
  • On n’a pu faire que le Speed Boat Game, pas assez de temps pour le Remember the Future.


Les questions (que je me suis) posées

  • Adopter la banane c’est bien, marcher sur la peau de banane c’est peut-être moins bien ?
  • Trouver un modèle de décharge à faire signer aux personnes prises en photo ?
  • Coaching Agile et Psychologie ?


Les leçons (ré-)apprises

  • Dans le cadre d’une tranformation, vous devez convaincre le CEO (PDG)  et pas seulement le CIO (DSI). Laurent Sarrazin
  • Définir le Quoi, si nous sommes ici c’est bien qu’il y a un but. Laurent Sarrazin
  • Nous transformons nos managers en storytellers pour répandre le changement. Laurent Sarrazin
  • Vous devez vous réinventer, c’est une Épiphanie. Vous devez réinventer votre organisation. C’est une Métamorphose. Laurent Sarrazin
  • « Value-driven over Cost-driven » remplacé par « Pulled by Value et Pushed by Cost ». Laurent Sarrazin
  • Les développeurs passent des heures sur des problèmes déjà résolus par d’autres, éventuellement de la même équipe. Frédéric Esnault

Remerciements

  • Je remercie le comité d’organisation de l’évènement ICSSEA’12, et notamment Monsieur Jean-Claude Rault.
  • Je remercie l’école Télécom ParisTech pour nous avoir reçu dans ses locaux, ainsi que les partenaires et les sponsors.

    Liens

    • (nouveau) Blog de Laurent Sarrazin : Mindful Agility
    • Pour suivre l’actualité brûlante de la sortie imminente du livre collectif Rupture douce#AgileBlueBook

    Formation Vivre un processus U avec Mia Boutemy et Lan Levy chez CoActiv

    Cette formation était animée par Mia Boutemy et Lan Levy. Je vous ai déjà parlé de Lan, facilitatrice chez CoActiv, notamment lors de la formation Plan d’action. Lan nous a ramené plein de photos de son dernier voyage en Is-Lan-De. C’est quelqu’un qui donne beaucoup… Pour le coup, elle nous a donné la chance de rencontrer Mia (aMi), spécialiste de la Théorie U. Mia est une personne extrêmement touchante, une enfant qui regarde le monde dans un corps d’adulte de 68 ans, et en même temps c’est une femme qui veut nous protéger, nous faire du bien et nous accompagner… avec une écoute et une précaution infinies…
    Bon, je vais «  »essayer » » de résumer. La Théorie U a été créée par  Otto Scharmer, qui a d’abord vu comment ça se passait dans le corps de l’homme… avant de passer aux organisations. Cette théorie n’existe pas, ou plutôt elle n’existe qu’au moment où on la vit : c’est un mode de relation aux autres. Je pars d’une source qu’on ne voit pas, un point aveugle où se trouve l’intention, le pourquoi… ou plutôt le qui je suis, le où de la source profonde, où je rencontre mon Moi authentique. Une fois connecté à cette source (Presencing), je peux tenter d’apprendre à partir du futur que je pressens et qui m’emmène, je peux décider de diriger ma vie à partir du futur émergent, de là où je veux aller en comprenant quel est mon travail, ma mission… mais aussi à partir du Moi essentiel de l’autre, le vers quoi il veut aller… à partir de là on peut décider de créer un évènement ensemble.
    C’est super intéressant, je vais lire le livre (Théorie U, diriger à partir du futur émergent, Otto Scharmer, 2006 –  traduction française 2012) et je ne vais très probablement pas en rester là, compte tenu des liens tissés avec le reste du groupe à travers les différents ateliers concoctés par Mia&Lan (aniMaL) : le plus important c’est la rencontre. 
    J’ai fait le premier atelier avec Pierre-Olivier qui construit des yourtes dans l’Est de la France (?) et avec qui j’ai expérimenté la descente du U. Pierre-Olivier m’est apparu sous la forme d’un signe, d’une renaissance, le tout avec une grande sérénité. L’atelier consistait à parler à l’autre d’une expérience vécue de changement dans sa vie. Faut savoir le recevoir comme un cadeau délicieux… ben c’est ce que j’ai fait… donc merci Pierre-Olivier !
    J’ai fait le second atelier avec Céline et Marc. Il fallait décrire une situation, un moment, un cas aux deux autres. Alors là, j’ai découvert Céline, la timide risque-tout (comme quoi on peut se tromper) et Marc, un océan de tendresse sous un orage de questions.
    J’ai fait le troisième atelier avec (re-)Marc. Il s’agissait d’utiliser de la terre d’argile et des pierres pour construire et faire évoluer le paysage de sa propre vie. Trop top ! Marc m’a aidé à faire émerger tout ça. J’espère que je ne l’ai pas trop gêné lorsque ça a été son tour. Au fait, j’ai découvert la terre d’argile, c’est puissant de plonger ses doigts dans la terre, et de construire avec… je me demande si ça ne pourrait pas remplacer les legos…
    Le lendemain matin, nous avons cherché à identifier nos désirs profonds, nos aspirations respectives… à les recouper… et à les cristalliser sous la forme d’une vaste fresque (voir photo du monde U) créée tous ensemble à partir de feutres, craies, terre d’argile, … notre objectif, éclaircir nos idées, éclairer nos intentions, déterminer des orientations et remonter le U ensemble !
      
    Repas du midi avec (re-re)Marc, Laurent et Jean-François… entre hommes quoi ! La vache, je ne sais plus ce que j’ai mangé mais je me souviens de quoi on a parlé : j’ai un peu plus découvert Jean-François qui avait attisé ma curiosité lors du dernier Agile France (quel personnage !) et Laurent (usine à idées, coeur gros comme un camion).  
    Bon bref, vous n’avez peut-être rien compris à ce que j’ai écrit, mais le plus important c’est que je me suis ressourcé pendant deux jours avec Lan, Mia, Marc, Céline, Laurent, Jean-François, Sylvie, Françoise, Annabelle, Pierre-Olivier et Doris… 
    Donc même message que la dernière fois : aller voir Lan Levy chez CoActiv (catalogue), et passer le bonjour à  Mia 🙂
    Agenda de la première journée

    Notre équipe U

    Mia & Lan

    Des pierres d’Islande

    La terre, il y a une magie dedans

    Notre monde U

    Yourte style Stonehenge, par Pierre-Olivier

    Céline explore le monde U

    Agile France 2012 – Large Scale Scrum

    Je suis allé voir Damien Thouvenin qui animait la session Large Scale Scrum : assurez la polycompétence dans vos équipes. Damien nous a fait un retour d’expérience sur une mission assurée par CLT-Services (dont il est co-fondateur) et Valtech. Pour des raisons de confidentialité, Damien a utilisé la métaphore d’un projet de construction d’une fusée lunaire… c’était très créatif ! On parle ici de Scrum à grande échelle avec 1000 personnes sur 3 continents, des centaines d’équipes Scrum, des Area Product Owners, des Supporting Product Owners au plus près des équipes, une hiérarchisation des exigences en epics, features et product backlog items, … c’est du lourd et ça m’a fait penser aux Equipes Features de Craig Larman et Bas Vodde. Damien nous a expliqué comment ils avaient géré la motivation des équipiers en passant par une série d’entretiens individuels pour lever les résistances liées au passage à Scrum, notamment l’inquiétude du spécialiste qui a l’impression de se diluer dans l’équipe alors qu’il participe à la transmission et à la sécurisation des savoirs, ou même de l’équipier à qui on demande d’être polycompétent et qui craint qu’on ne lui donne pas le temps de le devenir alors que l’on cherche simplement à faire un premier pas pour qu’il soit meilleur qu’hier et augmenter la capacité de recouvrement et de débordement des experts, … moralité, il faut sortir de la zone de confort pour qu’il y ait de la magie,  donner aux gens le droit de dire non permet de construire la confiance, remettre un sens plus large à la transversalité des compétences à travers les équipes pour obtenir de la complémentarité, adopter un esprit d’équipe global car on fait un seul produit !

    Agile France 2012 – Le manager agile, hors de la zone de confort

    Je suis allé voir Gabriel Le Van (@galif) qui animait la session Le manager agile – Hors de la zone de confort. Après une rapide définition du terme manager en tant que garant du bon usage des ressources qu’on lui met à disposition pour atteindre une mission, et qui comprend donc beaucoup de pilotage des hommes, Gabriel est bien rentré dans la thématique des deux journées (se foutre des baffes) en encourageant tous les managers à sortir de leur zone de confort 🙂 Ça veut dire : accepter la complexité, accepter les erreurs (les siennes et celles des autres, une erreur n’est pas une faute), rechercher les motivations intrinsèques (autres que le duo carrière/salaire, ce n’est pas ce qui motive les gens), former des leaders (donc laisser la place), donner le contrôle « réel » (le manager n’est pas le meilleur qui intervient sur tout), piloter le système (aligner les objectifs, protéger les équipes, changer de direction car le monde change), gérer le changement (élever les compétences, donner (presque) toute l’info), apprendre la patience (les efforts du changement ne sont pas toujours immédiatement perceptibles). Gabriel a terminé avec deux messages forts : 1°montrer l’Agilité aux managers (qui sont demandeurs)… sinon on crée une secte ou du frein, 2°croire à l’Agilité… parce qu’il n’y a pas de démonstration scientifique.