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Coaching Agile, la traduction

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Cette traduction du livre « Agile Coaching » de Rachel Davies et Liz Sedley, n’aurait pas été possible sans le soutien constant de la communauté agile, en particulier mon mentor bordelais Philippe Launay ainsi que mes pairs de la Fédération Agile. Cette traduction a débuté le 17 juillet 2010 et m’a accompagné jusqu’au 10 mars 2014, une belle tranche de vie agile, une aventure pleine de rebondissements. Je n’oublie pas les relecteurs de la première heure et je remercie donc sincèrement Guillaume Vincent, Ivan Salam et Antoine Vernois, s’ils n’avaient pas été là au début, j’aurais peut-être baissé les bras. Enfin, comment ne pas remercier toute l’équipe Ayeba qui a donné de son temps pour la relecture, travail ingrat mais d’une valeur inestimable pour le traducteur : Isabel Monville pour sa préface, autrement dit celle qui donne des clés de lecture, Alexis Monville pour sa foi en moi et son énergie incroyable à transformer un rêve en réalité, Nicolas Brunot pour ses constantes propositions d’amélioration de la traduction, Guillaume Commagnac pour toute la communication et l’image, Fabien Cauchi pour son regard bienveillant, sans oublier Stéphanie, Alix, Ilona, Jade, Emma, Georges et Michel.

Disponible sur : Leanpub et Lulu

Top 10 des traductions en 2013

Voici les 10 traductions les plus visitées cette année :

  1. Loi de Little, temps de cycle et débit (Paulo Caroli)
  2. Manifeste Agile pour les Parents (Geof Lory)
  3. La vélocité est en train de tuer l’agilité (Jim Highsmith traduit par Jean-Baptiste Dusseaut)
  4. Agilité à grande échelle chez Spotify (Henrik Kniberg et Anders Ivarsson)
  5. Comment faire Yokoten ? (Jon Miller)
  6. 7 étapes afin de construire un tableau Kanban pour les obstacles de l’équipe Scrum (Bernd Schiffer)
  7. Le flux continu pièce à pièce, une alternative à Kanban (Jim Coplien)
  8. Dummy vs Stub vs Spy vs Fake vs Mock (Niraj Bhatt)
  9. Cycle de vie des user stories (Henrik Larsson)
  10. Accélérer l’apprentissage du Lean Startup grâce aux Innovation Games® (Michael Sahota) 

Recommandation sur les équivalents français du mot coach

La Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France (DGLFLF) élabore la politique linguistique du Gouvernement en liaison avec les autres départements ministériels. Organe de réflexion, d’évaluation et d’action, elle anime et coordonne l’action des pouvoirs publics pour la promotion et l’emploi du français et veille à favoriser son utilisation comme langue de communication internationale. Elle s’efforce de valoriser les langues de France et de développer le plurilinguisme.

Alors, que dit la DGLFLF pour le mot coach ? Paru au Journal officiel du 22 juillet 2005, on a la recommandation suivante :

Emprunté à l’anglo-américain, le terme coach, qui dérive lui-même de coche, d’abord utilisé dans le monde du sport pour désigner un entraîneur, s’est progressivement étendu, ainsi que ses dérivés coaching et coacher, au domaine des entreprises pour la formation et le perfectionnement du personnel. Il envahit désormais la sphère privée et s’applique à de multiples sortes de formation et de conseil proposées aux individus et touchant au développement personnel (life coaching). Véritable phénomène de mode, le coaching est une profession en pleine évolution et en pleine expansion. Il donne lieu à un diplôme d’université et touche depuis peu à l’administration, dans le cadre de la formation continue. Des équivalents français sont déjà recommandés officiellement, notamment dans le domaine du sport : entraîneur, pour coach (JO du 22 septembre 2000), et dans celui de l’économie d’entreprise : mentor et mentorat (JO du 26 mars 2004). Dans les universités, les termes tuteur et tutorat ont reçu consécration, de même que moniteur de santé en médecine. L’emploi du terme mentor et de son dérivé mentorat semble bienvenu et doit pouvoir être étendu à plusieurs domaines autres que celui de l’entreprise. En effet, quel que soit le secteur où s’exerce cette activité en vogue, il s’agit d’une prise en charge individuelle ou collective des personnes, suivant des techniques de conseil et d’accompagnement personnalisé, en vue d’améliorer des comportements, de surmonter des difficultés et d’atteindre des objectifs professionnels ou de trouver un épanouissement personnel. Toutefois il convient de ne pas se priver de termes traditionnels parfaitement adaptés, comme entraîneur dans le domaine sportif ou répétiteur dans celui du spectacle ou de la musique, et se restreindre à une seule série lexicale, alors que ce champ sémantique est couvert par de nombreux verbes tels accompagner, aider, assister, conseiller, encadrer, entraîner, former, guider, soutenir, suivre…, qui peuvent parfaitement décrire l’activité du coach, de même qu’un seul verbe ne résume pas la fonction de maître ou de tuteur. Au Canada, pays touché depuis longtemps par ce phénomène, coaching a pour équivalent assistance professionnelle ou accompagnement professionnel. Au Québec, le terme retenu pour coaching est accompagnement individuel, et accompagner pour coacher. En conclusion, la Commission générale recommande d’utiliser les termes d’usage courant déjà implantés dans le domaine du vocabulaire considéré, ou bien si le domaine est général, les termes accompagnement et accompagner, et, dans les cas où le domaine est plus précis, les termes mentor et mentorat.

Une histoire d’oies (leçon de travail en équipe)

Si vous voyez des oies qui volent en formation en « V », demandez-vous comment les scientifiques expliquent pourquoi elles volent de cette façon. Lorsque chaque oiseau bat des ailes, il crée un phénomène d’aspiration pour l’oiseau qui suit immédiatement. En volant en « V », le groupe augmente d’au moins 71% son autonomie de vol par rapport au vol d’un oiseau seul. Les gens qui partagent une direction commune et un esprit communautaire peuvent arriver plus vite et plus facilement à destination parce qu’ils voyagent grâce à la poussée des uns et des autres.
Quand une oie quitte la formation, elle ressent soudain la résistance de l’air et la difficulté à voler seule. Elle essaye rapidement de rejoindre la formation pour à nouveau bénéficier de l’aspiration de l’oiseau de devant. Si nous avons la même sensibilité que les oies, nous resterons en formation avec ceux qui avancent dans le même sens.
Quand l’oie de tête est fatiguée, elle retourne dans la formation et une autre oie prend la tête. Il est judicieux d’assurer à tour de rôle ce travail exigeant, que ce soit avec des personnes ou avec des oies volant vers le sud. Les oies qui sont derrière « klaxonnent » pour encourager celles qui son devant pour maintenir leur vitesse.
Quels messages voulons nous donner quand nous klaxonnons derrière ? Enfin, et c’est important, quand une oie tombe malade ou est blessée, et qu’elle doit quitter la formation, deux autres oies quittent le groupe et la suivent pour l’aider et la protéger. Elles restent jusqu’à ce qu’elle soit capable de voler ou jusqu’à ce qu’elle meurt, et alors seulement, elles retournent à leur groupe, ou avec une autre formation pour rattraper leur groupe.
Si nous avons le même état d’esprit que les oies, nous nous respecterons les uns les autres.

Projet de traduction du livre « Who Is Agile? »

Jean Lestang m’a rejoint sur le projet de traduction du livre Who Is Agile? de Yves Hanoulle. C’est l’occasion pour moi de le remercier et de le laisser se présenter : 

Technicien dans l’âme, toujours curieux, je suis devenu informaticien parce que je trouvais plus intéressant de faire faire à la machine ce que je n’avais pas envie de faire moi-même. Depuis 15 ans dans un grand groupe international, je vis maintenant de l’intérieur la transformation Agile de l’entreprise. 

A propos, j’ai ouvert un Trello pour coordonner nos actions de traduction. Si vous êtes intéressé, rejoignez-nous, on recherche des traducteurs.

Projet de traduction du livre « Who is agile? »

Yves Hanoulle a lancé un appel à bénévolat pour traduire son livre Who is agile? dans toutes les langues. Je vais travailler sur la traduction française. Qui me rejoint dans cette nouvelle aventure ?

Je viens de faire un essai en traduisant le portrait de Oana Juncu… ça c’est du teasing. Cela m’a pris 1h30, relecture comprise. Il y a environ une soixantaine de portraits dans le livre sans compter l’enrobage. La traduction est ici : 6. Oana Juncu 🙂

Lean depuis les tranchées (draft) : à paraître

Le traduction française de la version draft de Henrik Kniberg devrait bientôt sortir. Claude Aubry, Sylvain Fraïssé, Nicolas Mereaux, Antoine Vernois et moi-même avons lancé le projet de traduction le 17 décembre 2011. Chacun d’entre nous a été pris dans ses tourbillons personnelles et professionnelles… mais nous sommes enfin dans la phase de relecture finale. 

Simulation Scrum avec des Briques LEGO

La traduction française de l’article « Simulation Scrum avec des Briques LEGO » de Alexey Krivitsky (@alexeykri) vient d’être officiellement mise en ligne sur son site lego4scrum. Je vous invite à la télécharger et à la lire.

J’y ai retrouvé formalisées la plupart des sensations ressenties lors du jeu Sky Castle Game ainsi que de nombreuses idées pour construire des jeux de simulation.

Je ne résiste pas à vous extraire le Manifeste d’un Jeu sur Scrum proposé par Alexey :

  1. Des backlogs ouverts qui favorisent les idées plutôt que des instructions détaillées à suivre.
  2. Un développement de produit réfléchi plutôt qu’une série de tâches à accomplir.
  3. Des équipes qui collaborent vers un succès commun plutôt qu’une compétition pour le meilleur score.
  4. Des métriques pour évaluer les bénéfices de l’Agilité plutôt que des chiffres demandés par les formateurs.
  5. Des améliorations continues plutôt que gagner ou perdre le jeu en un coup.

Je remercie une fois de plus Sylvain Fraïssé (@sfui) de m’avoir aidé sur ce projet de traduction. Sylvain m’a rejoint en septembre sur le Board et le Wiki de Traductions Agiles et se révèle être une aide précieuse. 
A noter, début novembre, l’arrivée fracassante de Nicolas Mereaux qui en est déjà à 3 traductions !
Si comme eux, vous avez l’âme de Serial Traducteurs, n’hésitez pas à postuler. Laissez-moi un commentaire, je vous recontacterai. Tiens, il faudrait peut-être que je rédige la fiche profil d’un Serial Traducteur, ce serait marrant 😀

Estimation ou Exactimation ?

Je tombe sur un tweet récent de Anne Gabrillagues (@agabrillagues) qui cite un tweet de Richard Hundhausen (@rhundhausen) :

It’s called estimation not exactimation.

Ce dernier rappelle sous la forme d’un jeu de mot que l’estimation reste… une estimation, autrement dit qu’il vaut mieux apprendre à être globalement bon plutôt que précisément erroné 😀
Je n’en reste pas là, je vérifie que le mot exactimation n’existe pas… et là je tombe sur :

1° Une définition de Urban Dictionary qui dit en gros que l’exactimation se réfère à créer une illusion de la « vérité » en utilisant des pratiques scientifiques ! ça vous rappelle quelque chose, non ? moi ça me rappelle l’usage des abaques (avec une précision de 0.125 jxh) pris pour des vérités scientifiques (généralement maintenus par une tour d’ivoire du type service méthodes et utilisés en avant-vente par quelqu’un qui ne sera pas dans l’équipe de dév.) alors que ce ne sont que des moyennes tirées des expériences passées. Vous connaissez la définition de la moyenne ? lorsque vous avez la tête dans le réfrigérateur et les pieds dans le four, et ben en moyenne vous êtes à la bonne température ! super !

2° Un billet de Cyrille Deruel (@CyrilleDeruel) intitulé « Réunion d’estimation : Enlevez vos t-shirts ». Notre bouzin agile y prône l’estimation relative sans chiffres.

3° Un très court billet de Lee Henson (@AgileDad) que j’ai traduit et qui s’intitule « Exactimation ou Estimation ? ». Il y mentionne une technique rapide d’estimation de la release et référence une lettre d’information détaillant le sujet. Et hop, une idée de traduction ajoutée dans mon backlog, auquel s’est récemment associé Sylvain Fraïssé (@sfui), que je remercie et qui d’ailleurs ne s’est pas privé pour voter et proposer une nouvelle traduction.

Serial traducteur

J’ai fait ma première traduction en avril 2009. A l’époque, c’était simplement pour me préparer à une formation Scrum avec Jeff Sutherland, donc 2 journées en anglais américain. Très vite, j’ai eu l’impression de participer à un mouvement révolutionnaire ou, en tout cas, à en devenir un témoin journaliste et il m’est donc apparu évident de continuer mes travaux de traduction… ne serait-ce que pour les reverser à la communauté française Agile & Lean qui m’a (quasiment) fait vivre par procuration ses aventures.
Au cours de ces 2 années – le temps passe très vite – on m’a souvent (malheureusement) placé de facto au niveau des auteurs que je traduisais : les gens me laissaient des commentaires sur le blog ou par email pour dire qu’ils étaient d’accord ou non avec ce que J’avais écrit ; il y avait donc non seulement violation de droits d’auteur (même si j’ai toujours été remercié par les auteurs concernés)… mais aussi risque de plagiat et d’imposture… ou tout simplement risque de décevoir ! ça a été pour moi une période de doute assez difficile, dont je suis philosophiquement sorti en me disant que finalement l’important c’était de TOUT donner.
Il y a plusieurs moyens d’apprendre et ces traductions constituent pour moi une forme de veille « active », un moyen idéal de réseauter et d’aller plus loin… un moyen aussi de lutter contre la consanguinité au boulot. Je ne vous cache pas que cela représente un travail personnel de deux heures quotidiennes qui commence le matin et se termine la nuit… une double vie en fait… finalement récompensée par une reconnaissance de la part de pratiquants anonymes (ou pas) et de gourous célébrissimes (ou qui vont le devenir). Certains, même, n’ont pas hésité à me faire sortir des coulisses et monter sur la scène. Je les en remercie de tout cœur car j’ai maintenant le sentiment de faire partie de la « famille »… je suis juste rentré par la petite porte 😀
Récemment, l’auteur d’un billet(*) m’a qualifié de serial traducteur sur le blog de sa société. C’est exactement ça ! il m’arrive d’avoir des boulimies de traductions et j’en tire un immense plaisir ; je suis capable de publier une traduction par jour pendant tout le mois de juillet pendant que les filles sont à la plage… sans pour autant considérer cela comme un travail.
J’ai également reçu plusieurs propositions spontanées d’aide de la part de lecteurs assidus. La plupart du temps je n’ai pas donné suite et je leur présente mes excuses : j’avais entièrement concentré mes efforts sur le blog depuis deux ans, la tête dans le guidon et le nez qui frotte le pneu. 
J’ai tout récemment décidé de restructurer mes publications : 
  • j’ai créé ce nouveau blog pour tout ce qui concerne les billets d’humeur, les annonces d’évènement, les rétrospectives, … ;
  • j’ai ouvert un compte Twitter et découvert que la communauté était encore plus grande que ce que je croyais (expansionnisme de l’univers Agile & Lean) ; toujours pareil, on se demande comment on faisait avant ;
  • j’ai créé un nouveau wiki pour tout ce qui concerne mes traductions et éventuellement celles des autres, que je publierai ou référencerai avec un grand plaisir !
… et je viens de créer sous l’outil Trello le board des traductions à venir et en cours. Si vous souhaitez participer à ces traductions, je vous invite donc à vous authentifier et à m’en faire part pour que je vous ajoute en tant que membre. Le système de vote me semble très intéressant pour ordonner (on ne dit plus prioriser) le backlog des traductions à faire, sans parler du workflow collaboratif… pour le reste, c’est du dérivé d’huile de coude.
Voilà, c’est un essai… à bon entendeur, bonne nuit !

(*) Billet de François Marot, consultant JEE chez Xebia.